Tout projet d’investissement est à la base un acte de confiance de la part de l’investisseur étranger, subordonné aux comportements de l’état hôte. Grâce à sa position géostratégique et à son économie de marché libre, le Liban présente de multiples atouts, ainsi que le potentiel d’occuper une place pionnière en matière d’investissement international parmi les pays voisins, malgré certaines tensions politiques, internes et régionales. Pour la mettre effectivement en œuvre, cette position requiert une volonté politique déterminée à cet effet. Toute évolution dans ce sens nécessiterait d’œuvrer dans deux directions : d’abord, la réforme de l’environnement juridique actuel relatif aux investissements étrangers, ensuite, l’adoption d’une stratégie nationale de développement, fondée sur des standards internationaux, en vue de la mise en place d’un régime juridique compétitif favorable à l’investissement étranger. En définitive, le régime juridique libanais actuel ne suffit pas pour achever ce double objectif, du surtout à des lacunes structurelles des systèmes administratif et judiciaire libanais. Or, ces obstacles semblent être les plus délicats à franchir et constituent sans doute une barrière à l’investissement international. Leur abolition apparaït alors comme une priorité nationale, un préalable incontournable pour l’attraction des investissemnets étrangers au Liban.
